La « volonté de vivre ensemble»

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. » Isaac Newton dénonçait là un malaise de la société du XVIIe siècle. Or ce qui est plus étonnant, c’est que ce déséquilibre subsiste toujours et constitue l’une des plus importantes problématiques de nos sociétés contemporaines : réussir à vivre ensemble malgré nos dissemblances culturelles.

 

Bien qu’aujourd’hui, certains argueront l’échec du multicuralisme, la France a toujours été, et ce depuis ses fondations, une nation de brassages culturels qui lui décerne le statut de principale terre d’accueil européenne.

 

En 1882, lors d’une conférence universitaire, Ernst Renan dans sa définition de la nation, souligne l’importance de la « volonté de vivre ensemble. » Selon l’auteur, la nation se compose « d’une communauté d’individus qui, quelle que soit leur origine culturelle ou ethnique, ont cette envie de faire partie d’une entité ».

 

Vivre ensemble, indépendamment des aversions personnelles, appelle à surmonter les goûts et les dégoûts en valorisant la différence et son acceptation dans le but de bâtir des espaces de rencontres et d’échanges sur la base du respect mutuel.

 

En somme, la volonté de vivre ensemble implique « la solidarité entre les citoyens, permet le dialogue et le partage, non seulement de la vie ensemble, mais également la volonté de vivre avec chacun de ceux qui composent avec lui le corps citoyen. »

 

 

Pour l’idée nationale puisse être cultivée, le consentement du vouloir-vivre ensemble doit être constamment mis en avant.

 

 

 

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